Pérégrinations d'un journaliste

reportages et réflexions

16 octobre 2008

Prendre ses marques dans Gulu

Gulu n’a rien à voir avec Kampala. Non seulement la taille, mais également l’ambiance et l’architecture sont totalement différentes. Pas d’immeubles, que des bâtiments bas. Peu de rues et, une fois encore, dès qu’il pleut, la boue fait des misères. Dès la fin de journée, les bars et les restaurants s’animent : en face de mon hôtel, je les vois mettre en route les barbecues vers 18 heures et, dès la nuit tombée, vers 19 heures, une odeur de grillade emplie les rues, la musique ne s’arrête pas avant deux ou trois heures du matin. Mon hôtel, le Tropikana hôtel, est pourvu de petites chambres simples. La mienne, d’environ huit mètres carrés, possède un lit, une table de chevet, une table, une chaise, un ventilateur, deux fenêtres (l’une sur cour, l’autre sur une ruelle, pas de fermetures, juste une espèce de grille en fer forgé) cachées par un rideau, une prise, une porte en bois genre porte de cave avec cadenas et simple tirette intérieure. Elle est propre et carrelée. Les toilettes turques sont à l’extérieur, les douches froides aussi. Le tout vraiment propre. La nuit est à 16000 sh, soit le prix de mon billet de bus pour venir (environ 6 euros).

J’ai pris mes habitudes dans un petit restaurant (une gargote proprette) à quelques mètres de l’hôtel. A l’entrée, à l’extérieur, un petit réservoir en plastique bleu avec un petit robinet et une bassine pour se laver les mains. Haricots rouges, viande de chèvre, de vache, poisson, poulet, « granuts » (sauce à base de pate d’arachide) accompagnés de matoke (purée de bananes vertes), riz, pommes de terre douces, pate de maïs (Posho), au choix ou ensemble, sont les spécialités de ce lieu où défilent travailleurs du quartier, militaires, mais je n’y ai pas encore vu un muzungu. Les plats sont copieux et peu chers : une grande assiette remplie de l’accompagnement choisi, et un bol comprenant le mets principal (un petit morceau de viande ou un bol rempli de haricots) baignant dans une sauce. Avec la cuillère (ou, comme de tradition, avec la main DROITE), prendre un morceau de matoke et le plonger dans la sauce, avant de saisir un morceau de viande… le tout pour environ 0,70 à 1,20 euros.

Demain j’ai mon premier rendez-vous en lien avec mon prochain reportage, Unicef. J’ai une idée bien précise du travail que je souhaite effectuer. J’espère qu’ils pourront m’aider. En attendant, je prends mes marques et mes habitudes dans cette nouvelle ville qui me réserve, j’en suis sûr, plein de surprise.

Posté par Michael Pauron à 09:55 - Actualité - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Chaque jour, ma petite minute d'évasion. j'ai l'impression d'y être alors que je n'ai jamais mis les pieds sur le continent africain. Vivement le prochain post

Posté par christelle, 17 octobre 2008 à 11:29

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