20 septembre 2008
La LRA active dans le sud-soudan ?
Voici une dépêche de l'Agence France presse (AFP) daté du 19 septembre.
KHARTOUM (AFP) — Les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) ont rejeté vendredi les accusations selon lesquelles ils auraient mené des attaques meurtrières dans le Sud-Soudan. Les rebelles, engagés dans des négociations de paix avec le gouvernement ougandais, ont été accusés d'avoir lancé jeudi des attaques en Equatoria occidental (Sud-Soudan) et des zones proches de bases présumées de la LRA en République démocratique du Congo (RDC), selon des informations locales.
Mais le porte-parole de la LRA, David Nyekorach-Matsanga, a déclaré que le chef de la rébellion, Joseph Kony, avait rejeté ces accusations. "Ce ne sont pas nos forces qui sont responsables de cela", a-t-il dit. Les médias soudanais ont fait état de deux morts parmi la population civile et quatre blessés jeudi dans une attaque de la LRA dans la région de Sakure, Sud-Soudan. Plus de 50 enfants ont été enlevés et plusieurs habitations brûlées par la LRA dans les villages de Duru, Nambia et Kiliwa cette semaine, selon La Commission justice et paix de Dungu, une organisation basée en RDC qui répertorie les attaques de la LRA.
Les rebelles se cacheraient dans la jungle du nord-est de la RDC, le long de la frontière avec le Sud-Soudan, où les troupes congolaises s'apprêteraient à lancer une offensive contre leurs bases. La LRA a dit qu'elle ne désarmerait pas et ne se démobiliserait pas notamment tant que la question des mandats d'arrêt ne sera pas réglée. En effet, Joseph Kony et des commandants de la LRA sont visés par des mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
12 septembre 2008
Guerre et paix
Voici une dernière dépêche sur la situation des rebelles en Ouganda (AFP) :
Le Sud-Soudan a appelé jeudi les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) à signer un accord de paix conclu cette année "par égard pour les gens affectés par le conflit", alors que la pression augmente sur les insurgés. Riek Machar, négociateur en chef des pourparlers de paix et vice-président de la région autonome du Sud-Soudan, a averti le chef rebelle Joseph Kony de l'importance de signer l'accord. "L'absence de la LRA aux réunions prévues et son incapacité à faire avancer le processus de paix nuisent à ses propres intérêts", a déclaré M. Machar dans un communiqué diffusé depuis la capitale du Sud-Soudan, Juba, où se sont tenus les pourparlers de paix depuis 2006. "Il faut donc sortir de cette impasse, tout spécialement par égard pour les gens affectés par le conflit". "Les négociations sont terminées. La prochaine phase importante est l'application (de l'accord de paix), a-t-il poursuivi, soulignant que "les portes du médiateur en chef resteront ainsi ouvertes" si la LRA souhaite signer.
Une partie des rebelles de la LRA se sont réfugiés en République démocratique du Congo (RDC), mais les troupes congolaises s'apprêteraient à lancer une offensive contre leurs bases. L'armée ougandaise a dit mercredi qu'elle appuyait l'offensive, également soutenue par les troupes de la mission de l'ONU au Congo (Monuc). Les rebelles, qui se cacheraient dans la jungle du nord-est de la RDC, le long de la frontière avec le Sud-Soudan, ont averti qu'ils auraient recours à l'auto-défense. Dans une interview téléphonique accordée à Radio France Internationale (RFI), M. Kony a indiqué jeudi qu'il avait l'intention de signer l'accord, pour peu qu'il puisse rencontrer son équipe de négociateurs et les "sages" du nord de l'Ouganda pour clarifier les aspects de l'accord. Il a en outre appelé la RDC et les troupes onusiennes à ne pas se lancer dans une offensive qui ferait capoter selon lui le processus de paix, selon RFI.
Les négociations de paix sont au point mort depuis le 10 avril, date à laquelle M. Kony, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, avait refusé de signer l'accord de paix avec Kampala, de crainte d'être arrêté et jugé après. Cet accord vise à mettre fin dans le nord de l'Ouganda à 20 ans d'une des guerres civiles les plus longues et plus brutales d'Afrique, qui a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de près de deux millions de personnes.
05 septembre 2008
Ouganda
Voici donc ma prochaine destination. Je la convoite depuis plusieurs mois déjà. Pourquoi? La rebellion, l'Armée du seigneur ou LRA, les enfants soldats, la croissance économique (autour de 7% selon le FMI) et le développement rapide du pays , la transition démocratique vendue par le président Yoweri Musevini, pour toutes ces raisons je veux partir dans ce petit pays (241000 km2, trois fois moins que la France) ravagé par vingt ans de guerre civile, meurtri par des dizaines de milliers de morts et des millions de réfugiés, riche en matière première et qui partage ses frontières avec cinq Etats : la république démocratique du Congo à l'Est, le Soudan au Nord, le Kénya à l'Ouest, la Tanzanie et le Rwanda au Sud.
Anglophone, l'Ouganda bénéficie d'une relative et récente stabilité sur son sol pour se développer à un rythme de croisière. Les problèmes subsistent néanmoins : les relations tendues avec la RDC (un poste frontière a été fermé cette semaine) embourbée dans un conflit avec des rebelles rwandais en est une illustration ; toujours avec la RDC, les récents échanges de tirs sur le lac Albert, en frontière et au centre d'enjeux pétroliers, en est une autre ; enfin, les accords de paix qui ne sont toujours pas signés, malgré des années de négociation et les déclarations de cessez-le-feux du chef de la LRA Joseph Koni, aujourd'hui réfugié en Centrafrique.
Pour toutes ces raisons, et bien d'autres, je m'envolerai le 2 octobre pour Entebbe, l'aéroport international à côté de Kampala, la capitale.




